vendredi 23 mai 2008

Mosquito, après l'Europe des 27... l'Europe des 47


L'action du Mouvement Réformateur et des Etudiants Libéraux ne cesse de se développer à l'encontre du Mosquito.


Aujourd'hui, c'est au tour du Député fédéral Daniel Ducarme, également membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, de déposer une résolution visant à l'interdiction du système ultrasons anti-jeunes.

Il estime que: « Tout doit être entrepris pour agir contre un tel système. C’est une atteinte aux droits de l’homme et le Conseil de l’Europe se doit de prendre attitude à ce sujet. La procédure d’adhésion de l’Union européenne à la Convention des droits de l’homme doit de plus nous inciter à assurer la jonction entre le travail de ces deux niveaux européens. Il serait d’ailleurs dommageable que l’espace européen soit scindé entre les 27 et les 47 dans le cadre des actions et des décisions à prendre dans ce domaine ».

Pour les Etudiants Libéraux, il s'agit là d'une occasion supplémentaire d'informer les Etats sur le caractère discriminatoire et potentiellement dangereux du Mosquito. Nous ne pouvons qu'en féliciter Daniel Ducarme lequel tentera de convaincre le plus grand nombre de ses collègues européens.

Il serait, en effet, heureux que l’Assemblée des 47 recommande au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe et aux gouvernements des Etats membres d'interdire la commercialisation et l’utilisation du système «Mosquito».
Fédération des Etudiants Libéraux - www.etudiantsliberaux.be

jeudi 22 mai 2008

Mosquito… l’Europe hésite à tort

Communiqué de presse :

La Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) s’estime ravie de la position belge aujourd’hui défendue, en Conseil des Ministres européens, par la Ministre libérale Isabelle Weykmans (MR-PFF). Tant en Belgique qu’au niveau européen, les libéraux sont à la pointe de l’action à l’encontre du système Mosquito. L’attitude hésitante de la Commission européenne ne doit pas démotiver la Belgique à poursuivre son action en faveur d’une interdiction totale d’appareils sonores anti-jeunes sur le sol européen.


Fin avril dernier, la FEL saluait le dépôt, par la Députée fédérale Kattrin Jadin (MR), d’une proposition de résolution visant à l’interdiction de la commercialisation et de l’utilisation du Mosquito en Belgique ; initiative souhaitée par la Fédération des Etudiants Libéraux et soutenue par cinq autres députes MR et Open-VLD.


Aujourd’hui, c’est par la voie de la Ministre de la Jeunesse auprès de la Communauté germanophone, Isabelle Weykmans, que la Belgique a plaidé pour une prise d’attitude de la Commission européenne à l’encontre du système répulsif Mosquito. Les Etudiants Libéraux saluent cette position belge concertée et appellent la Belgique à poursuivre dans cette voie que l’on sait d’emblée semée d’embûches…


En effet, il est regrettable que la Commission européenne se montre si hésitante quant à un débat européen pouvant amener à une interdiction générale du Mosquito au sein de l’espace européen. A tort, selon la FEL, celle-ci se retranche derrière la compétence des 27 Etats membres en matière de jeunesse alors que le Mosquito n’est pas moins que l’outil permettant une discrimination évidente et une stigmatisation inadmissible à l’encontre des jeunes européens. Cette attitude est d’autant plus incohérente que la Commission promet une nouvelle directive globale en matière de lutte contre les discriminations.


Pour la FEL, le combat européen n’est pas perdu.


Les Etudiants Libéraux soutiennent pleinement la déclaration écrite actuellement pendante devant le Parlement européen et visant à l’interdiction du système Mosquito. Ce texte, déposé notamment par la libérale britannique Sarah Ludford (LibDems) peut également compter sur le soutien du Mouvement des Jeunes Libéraux européens (Lymec) duquel la FEL est, par ailleurs, membre. La majorité des députés européens devra s’y rallier avant septembre prochain pour que la Commission soit à nouveau invitée, par le Parlement, à bannir le boîtier anti-jeunes d’Europe. La déclaration invoque, elle aussi, l’atteinte aux droits fondamentaux de la jeunesse ainsi que le risque probable pour la santé des personnes touchées par ces appareils. La FEL a, d’ores et déjà, appelé l’Alliance des Démocrates et Libéraux Européens (ADLE) à se mobiliser derrière cette déclaration.

Fédération des Etudiants Libéraux - www.etudiantsliberaux.be

samedi 17 mai 2008

Pour une ouverture du don de sang aux gays

Communiqué de presse :

Aujourd’hui, Journée internationale contre l’homophobie, la Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) est interpellée par l’actuelle application de la loi relative au don de sang et sur le bienfondé de l’exclusion automatique des donneurs gays. Cette pratique discriminatoire peut pourtant être évitée sans réforme réalisée au détriment de la sécurité transfusionnelle, par le recours au critère de « pratiques à risque ».

En Belgique, si la Loi du 5 juillet 1994 relative au sang et aux dérivés du sang d’origine humaine, par transposition d’une directive européenne, exclut définitivement les personnes « dont le comportement sexuel les expose au risque de contracter des maladies infectieuses graves transmissibles par le sang »[1], la Croix-Rouge et les centres de don rassemblent les homosexuels masculins dans une catégorie intangible de donneurs se voyant refuser la possibilité de donner leur sang.

Pour la Fédération des Etudiants Libéraux, cette interdiction basée de l’orientation sexuelle et le fait que la population gay doive entièrement être catégorisée comme étant « à risque » est une pratique discriminatoire à laquelle il y a lieu de mettre un terme, comme l’a récemment fait la France.

Bien consciente de la nécessité d’arrêter des critères de sélection des donneurs permettant d’éviter, autant que faire se peut, le risque de contamination à une IST par voie de transfusion sanguine, la FEL estime que la prise en considération de « pratiques à risque » et non de groupes ou populations qualifiés comme tel peut pleinement rencontrer le principe de précaution ainsi que les objectifs de santé publique. Divers pays tels le Portugal, la Suède, le Canada ou, dernièrement, la France ont opté pour ce critère où la sécurité des produits sanguins est restée la première des priorités.

Outre la question de la discrimination à l’égard des homosexuels, l’actuelle pratique semble poser un problème de prévention en matière de maladies et d’infections sexuellement transmissibles. Elle conforte dans l’idée que des rapports entre hétérosexuels comportent un risque de contagion moins important qu’entre homosexuels, alors que, bien que statistiquement vrai, on risque d’atténuer inévitablement l’effet positif de la prévention faite à l’égard de tout comportement à risque.

La Fédération des Etudiants Libéraux souhaite voir le législateur fédéral aborder cette question, en concertation avec le secteur de la santé et de la prévention aux IST. Elle défend l’idée que le critère de « pratiques à risques » rencontre les nécessités d’une bonne et sécure politique de récolte de sang. Sans détriment à la sécurité transfusionnelle, ce nouveau critère devrait permettre, de plus, d’élargir le cercle des donneurs.

Ce mercredi, les Commissions Affaires sociales du Sénat et Santé publique de la Chambre auront un échange de vues avec le Directeur médical général de la Croix-Rouge Internationale. La FEL souhaite y voir aborder l’actuelle interdiction faite aux homosexuels masculins dans le sens d’une réforme des actuels critères, base d’une discrimination illégitime et d’un amalgame certain pour les gays en Belgique. Il ne convient, en effet, plus d’exclure des personnes au seul motif de leur orientation sexuelle.



[1] Directive 2004/33EC, article 2.1.
Fédération des Etudiants Libéraux - www.etudiantsliberaux.be

mardi 13 mai 2008

Alcootests déjà en boîte !

Communiqué de presse :

La Fédération des Etudiants Libéraux (FEL) profite de l’actualité française quant à l’installation d’éthylomètres dans certains lieux de débit d’alcool pour interpeller le pouvoir fédéral sur l’opportunité qu’aurait pareil débat en Belgique.

Alors que près d’un quart des morts sur la route ont moins de 24 ans et que 16% des automobilistes de moins de 25 ans sont contrôlés positifs, les Etudiants Libéraux soulignaient déjà, à la veille des élections fédérales[1], l’importance de l’installation de distributeurs d’alcootests ou d’éthylomètres dans les établissements fréquentés notamment par un public jeune.

Prolongement nécessaire aux actuelles politiques de prévention contre l’alcool au volant, la présence obligatoire d’éthylomètres dans les discothèques et autres lieux de consommation d’alcool permettrait aux jeunes conducteurs, par choix, d’avoir la garantie qu’ils peuvent prendre la route. Une telle mesure irait, de plus, dans le sens d’une plus grande responsabilisation de ceux-ci et de leur entourage car ayant la possibilité de connaître le taux d’alcool en présence et éviter l’éventuel irréparable.
__
En septembre dernier, le Parlement européen adoptait une résolution préconisant notamment qu’il y ait « avantage de possibilités pour connaître et vérifier soi-même son taux d’alcool dans le sang grâce à une offre étendue d’alcootests, en particulier dans les discothèques, les bars et les stades […], surtout la nuit. »[2]
__
Cette nouvelle politique devrait s’accompagner d’aspects fiscaux, tel un mécanisme d’exonération fiscale, permettant aux établissements concernés de ne pas supporter seuls les frais d’installation et d’entretien de tels appareils.
__
Aujourd’hui le débat se précise en France, l’occasion pour les Etudiants Libéraux de souligner l’incidence très probablement positive qu’aurait cette possibilité d’autocontrôle, alors qu’un jeune n’est confronté en moyenne que tous les dix ans à un contrôle d’alcool effectué par la police[3]. __

[1] Proposition n°5 du Mémorandum fédéral 2007 des Etudiants Libéraux.[2] Résolution adoptant le rapport d’Alessandro Fogietta sur une stratégie de l’Union européenne pour aider les Etats membres à réduire les dommages liés à l’alcool, T6-0377/2007.[3] Source : Responsible Young Drivers.
Fédération des Etudiants Libéraux - www.etudiantsliberaux.be

dimanche 4 mai 2008

La FEL au Congrès des Jeunes Libéraux européens

Les Etudiants Libéraux sont membres du Mouvement des Jeunes Libéraux européens (LYMEC). Ce week-end, celui-ci tenait son Congrès électif à Barcelone. Une délégation de la FEL y était présente. Le bilan est positif à l'issue de ceux deux jours de Congrès.

Au niveau politique, les Etudiants Libéraux ont pu sensibiliser les autres délégations européennes sur la problématique du système Mosquito qui se retrouve au centre de l'action de la FEL depuis quelques semaines. Ils ont également déposé un amendement sur une résolution appelant au boycott de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin par l'Union européenne. Sur proposition des Etudiants Libéraux, les Jeunes Libéraux européens appellent aujourd'hui les 27 à poser le même acte symbolique malgré l'absence d'une éventuelle position commune au niveau européen.
__
Le Congrès du Lymec a également élu la nouvelle équipe qui dirigera le Mouvement durant les deux prochaines années. Les Etudiants Libéraux ont apporté leur soutien au belge Aloys Rigaut (Jeunes MR) qui présidera désormais le Lymec. Notons également l'élection de Dries Holvoet (LVSV, pendant de la FEL en Flandre) en qualité de membre du Bureau de l'organisation.
__
Enfin, la FEL est heureuse de l'élection de son délégué aux relations internationales, Frédéric Maghe (FEL), au poste d'auditeur interne au Lymec.
Fédération des Etudiants Libéraux - www.etudiantsliberaux.be

jeudi 1 mai 2008

Fête du travail

Le 1er mai, le travail se fête chez les libéraux... et c'est bien normal !

Comme chaque année, les Etudiants Libéraux participaient hier au rassemblement de la grande famille libérale à Jodoigne, fief du Commissaire européen Louis Michel.
__
L'occasion pour les militants de la FEL présents de présenter l'action de la Fédération à de nombreux militants libéraux dont l'actuelle pétition en faveur de l'abolition de la peine de mort en Chine. L'occasion également de fêter avec les mandataires, les associations et les militants libéraux le travail que l'action politique libérale tend à valoriser toujours plus.
__
Voyez les photos de cette journée dans nos galeries.
Fédération des Etudiants Libéraux - www.etudiantsliberaux.be

mercredi 30 avril 2008

Les Etudiants Libéraux demandent des comptes à Thielemans

Communiqué commun des Etudiants Libéraux de l'ULB et du Bureau politique national.
__
Les Etudiants Libéraux sont heurtés suite à l'intervention de police, ordonnée ce mardi, par le Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Freddy Thielemans, et à l'arrestation de plus d'une centaine de sans-papiers et d'étudiants de l'Université libre de Bruxelles. Le droit des sans-papiers à pouvoir manifester leurs revendications, sans être inquiétés dans l'exercice de celui-ci est un impératif moral pour notre société démocratique.
__
Il y a lieu de s'interroger et de demander des explications rapides sur la disproportion de l'intervention policière et du nombre élevé d'arrestations qui s'en est suivi. Les Etudiants Libéraux condamnent bien évidemment tout avis d'expulsion du territoire qui en découlerait.
__
Hier soir, lors du rassemblement au Palais de Justice de Bruxelles – principal lieu de détention des manifestants arrêtés plus tôt – le Président de la Fédération des Etudiants Libéraux ainsi que celui du Cercle des Etudiants Libéraux de l'ULB ont tenu à être présents en signe de soutien au droit des sans papiers de manifester sans crainte et de vive contestation également quant à l'attitude douteuse de la Ville de Bruxelles et de son Bourgmestre Freddy Thielemans.
__
Les Etudiants Libéraux sont scandalisés par le fait que la police ait posé des conditions à l'accès des avocats aux détenus, dont celle du dispersement de la manifestation de soir, mais ils le sont plus encore par les actes de brutalité ayant été commis par des policiers à l'encontre de deux avocats alors dans le Palais. Ici aussi, toute la lumière doit être faite et les sanctions prises.
__

Les Etudiants Libéraux tiennent enfin à rappeler la nécessité d'une réelle politique d'asile en Belgique, basée sur des critères de régularisation clairs, permanents et objectivés, dont celui de l'attache durable établie par les demandeurs d'asile. Il nous paraît évident qu'une telle réforme doive être aussi prioritaire que l'action gouvernementale en matière de pouvoir d'achat ou de soins de santé.

Fédération des Etudiants Libéraux - www.etudiantsliberaux.be